CRUELLES
Les personnages féminins sont rarement de mauvaise foi, et lorsqu’ils le sont, c’est toujours pour une bonne raison. Ce collectif de nouvelles, réunissant dix autrices et auteurs aux genres et aux voix variés, plonge dans la cruauté non négociée ou excusée des femmes. En explorant de manière audacieuse les différentes manifestations de la méchanceté (physique, psychologique, morale), les onze textes du recueil de nouvelles Cruelles mettent en scène d’odieuses amies, d’impitoyables mères et d’inquiétantes soeurs. Des femmes irrémédiablement cupides, perverses, et surtout, non-repentantes.
Avec les textes de Raphaëlle B. Adam, Marie-Jeanne Bérard, Camille Deslauriers, Marie-Pier Lafontaine, Hélène Laforest, François Lévesque, Anya Nousri, Patrick Sénécal, Olivier Sylvestre et Lysandre Saint-Jean.
Éditions Tête Première, 2020
Recueil de nouvelles sous la direction de Fanie Demeule et Krystel Bertrand
Contribution: Sarracenia Purpurea
En librairie
Illustration de couverture : Pew Pew Kid

Échos
« Une des nouvelles que j’ai beaucoup aimée, de Raphaëlle B. Adam, qui rentre dans le fantastique avec sa plume – si on a déjà lu Servitude, on va retrouver avec plaisir son talent […] c’est une excellente nouvelle qui met en scène encore deux personnages – un personnage qui semble défiguré au départ, alors on se dit ah ok, c’est pour ça, la cruauté – mais l’auteure nous emmène à un endroit… imprévu, avec beaucoup de talent. »
— Pascal Raud, Bouquins et confidences (segment à 1h13)
« Le collectif Cruelles rassemble 10 nouvelles, 10 auteurs et autrices ayant reçu la même contrainte d’écriture : celle d’explorer la violence au féminin [...] Le volume nous propose ainsi divers portraits de femmes vengeresses, maléfiques ou ayant la méchanceté dans le sang, prenant les armes pour mieux briser l’image stéréotypée d’une féminité sans épines. »
— Marise Belletête, blogue La Griffonneuse
« Si plusieurs se composent de chair vive, de sang et de sexe, certaines nouvelles se concentrent sur la perversion du mental, la manipulation et la brutalité des mots dits tout haut [...] Alors que de plus en plus de femmes prennent d’assaut crayons et claviers pour dénoncer la maternité parfaite, les couples trop beaux et la santé mentale à fleur de peau, les Cruelles emboîtent le pas et se réapproprient à leur manière ces tabous composés de «la laideur» humaine. »
— Léa Harvey, Le Soleil